Kopp, Gabriel Eugène

vendredi 7 mars 2008

Gabriel Eugène KOPP partage son temps entre la clinique des troubles mentaux et l’écriture. Nourri dès son enfance d’histoires fantastiques et de contes par une mère photographe professionnelle, lectrice effrénée, diseuse de bonnes et terribles aventures, et un père dingue de Spike Milligan, il a passé une partie de sa vie à écouter d’abord, à raconter ensuite, à trembler dans son lit toujours, à écouter encore, à lire tout ce qui lui tombait sous les yeux pour éviter le regard des adultes, à fureter dans tous les coins pour finir par écrire… des comptes rendus savants et des histoires tordues.
Né dans la noirceur conviviale des mines de Lorraine, peu après la blancheur détachante de la Seconde Guerre mondiale, il a joué très tôt avec le noir et blanc comme avec de vraies couleurs. Jusqu’à ce qu’il découvre l’encre et le papier. Il s’est alors entouré de paperasses pleines de ses hiéroglyphes et de milliers de livres, méditant d’ajouter les siens à une bibliothèque de Babel personnelle, échelle de Jacob vers le ciel littéraire, contributions farenheitiennes au bordel ambiant.
Ancien pêcheur de sardines en boîte sur un baleinier de parapluie, sectateur fanatique du Concombre Masqué (décoré du Cordon de Grand Patatozeur), chargé d’années perdant ses facultés, paradoxe en nœud papillon et borsalino, impliqué dans l’enseignement de la sémantique sportive avec un tour de biceps de 45 cm, il est présenté par la presse spécialisée et régionale comme clinicien, psychanalyste, philosophe et théologien. Il précise volontiers que cette dernière qualité, de même que son intérêt pour la sociologie ovine dans l’œuvre de F’murr, sont l’expression d’un souci de rigueur intellectuelle, tout comme sa sollicitude affectueuse pour les loups dans les histoires de chaperons ou de chevreaux, et ceci dès une enfance placée sous l’égide du respect de l’écologie, des pyramides alimentaires fantasques, de la haine de ces gosses crédules à nattes blondes ou en culottes courtes qui font rien qu’à l’embêter pour qu’il leur raconte des histoires stéréotypées !!

Pessimiste gai à l’instar de Voltaire, féru de cinéma d’animation qu’il définit comme ultime refuge de la créativité audiovisuelle, ce gastronome raffiné, amateur et pratiquant du moka éthiopien et du whisky pur malt, deux arts martiaux exigeants, de Tex Avery, de poésie préromantique – fou d’André Chénier pourtant, parce qu’il hait la Terreur sous toutes ses formes –, de littérature française « la dernière chose qu’il nous reste » et de parfums exotiques, ce nouvelliste acharné, romancier optatif et poète à seize heures, lorsqu’il prend la plume, s’essaye à tous les genres, en même temps parfois. Le résultat, pataquès risqué, laisse à ses lecteurs épisodiquement, ouf, et à ses éditeurs souvent, les braves, un sentiment d’étrangeté voire un singulier aveuglement quant à son génie primesautier : l’uniformisation y gagne, la mort thermique de l’univers approche d’un pas de plus, ses aficionados – quatre personnes et demie environ – sont dans les affres du manque.
Lecteur passionné, critique subtil, surtout les soirs où la dive bouteille, une femme séduisante, la douceur de l’été ou les exercices au saxo alto ont enfin réussi à lui déplomber la langue, il est nourri de Freud et de Bird, d’Eugène Sue et du Hollandais Volant dès son plus jeune âge, de Gide et des sagas des Niebelungen un peu plus tard, de Malraux, de Swift, de Melville et Chandler à l’adolescence, d’Homère et Alexandre Dumas dans la maturité, de textes scientifiques, religieux et philosophiques de tout acabit en tout temps, en version originale, ou en version sous-titrée pour peu qu’on en eût fait un téléfilm à l’ORTF avec Leon Zitrone dans le rôle de la voix off.
Ses rêves secrets ? Faire, au TNP, déguisé en ALF, une mise en scène de la Critique de la Raison Pure, la tragédie de ce merveilleux dramaturge méconnu qu’est Immanuel Kant, et y tenir le rôle du presse-raquette. Pour chaque livre publié, ses amis lui offrent pour Noël un stock de socquettes de taille supérieure : il aimerait arriver rapidement au modèle sac de couchage, car l’hiver approche et l’âge avance !

Interviews

01/11/09 : Interview par L’Autre Monde, à l’occasion des Utopiales

17/12/08 : Interview filmée par FrozenTiVi

Chez Griffe d’Encre

Chroniques de la Grande Séparation, mai 2013

La Dernière Nécropole, décembre 2009

Au nord-nord-ouest d’Éden, avril 2008



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